Alibaba n’est pas le projet d’avenir que nous voulons !

Des boites en carton sur un avion en miniature

Communiqué de presse pour l’action du 17 janvier 2020, Place Saint Lambert

Vendredi 17 janvier, des militant·e·s du collectif Watching Alibaba ont organisé un happening sur la place Saint Lambert à Liège. Cette action rentre dans le cadre de la campagne contre l’arrivée d’Alibaba à Liege Airport et de l’extension de l’aéroport.

En décembre 2018, Liege Airport annonçait l’arrivée de la multinationale Alibaba. Si les signataires de cet accord se félicitent des retombées économiques pour la région, ils oublient cependant de mentionner les conséquences néfastes de ce projet.

C’est pourquoi le collectif « Watching Alibaba » est entré en lutte.

« Nous ne voulons pas d’Alibaba et de son modèle économique basé sur la surconsommation et la mondialisation. Nous ne voulons pas de l’extension de Liege Airport qui impacte nos terres, notre air, notre mobilité et notre santé. »

L’arrivée d’Alibaba à Liège impliquerait une augmentation du nombre de vols d’avions cargo et jusqu’à 1500 camions supplémentaires par jour sur nos routes.

« C’est complètement incompatible avec la lutte contre le changement climatique. »

De plus, Watching Alibaba se méfie de la promesse d’emplois créés. En effet, l’e-commerce détruit plus d’emploi qu’il n’en crée, comme le relève plusieurs études de cas similaires. La pérennité de ces emplois est également en questionnement alors que l’on sait que le secteur de la logistique robotise un maximum de tâches. En outre, à l’instar ce qui se passe chez Amazon ou dans d’autres entreprises de logistique, le collectif Watching Alibaba craint que les potentiels futurs emplois soient de mauvaise qualité (de nuit, précaire, hyper-contrôlé, etc.).

« Alibaba n’est pas le projet d’avenir que nous voulons et n’amènerait que peu de prospérité à notre région. »

Ce vendredi 17 janvier, les militant·e·s ont donc montré à nouveau leur opposition en organisant un happening. Ils ont invité le public à venir avec une boite en carton symbolisant un colis d’Alibaba devant le petit avion de Tchantchès.

Les militant·e·s, déguisé·e·s en personnel aéroportuaire ont tamponné ces colis d’un « Retour à l’expéditeur– Alibaba, on n’en veut pas » et ceux-ci ont ensuite été chargés dans l’avion, direction « Poubelle ».

Le collectif ne s’arrêtera pas là et mentionne déjà une pétition et un grand rassemblement prévu dans le courant du mois de mars 2020. Il invite surtout chacun et chacune à se mobiliser.

« Nous sommes face à des adversaires puissants. Nous invitons donc tout·e citoyen·ne, activiste ou association à s’organiser contre ce projet nuisible. »

Retour presse :
Alibaba n’est pas le projet d’avenir que nous voulons !

Un commentaire sur “Alibaba n’est pas le projet d’avenir que nous voulons !

  1. Bravo, et les jeux ne sont peut-être pas encore faits.
    Il faudrait aussi parler de l’entrisme chinois, qui pourrait bousculer notre société, son mode de vie, ses valeurs.

    Les révélations du Figaro sur le programme d’espionnage chinois qui vise la France
    http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/2018/10/22/01016-20181022ARTFIG00246-les-revelations-du-figaro-sur-le-programme-d-espionnage-chinois-qui-vise-la-france.php

    Par Christophe Cornevin et Jean Chichizola Mis à jour le 22/10/2018 à 22h48 | Publié le 22/10/2018 à 19h19
    EXCLUSIF – Grâce à des avatars numériques, quelques milliers de cadres et employés de la fonction publique ont été «approchés» par la Chine via les réseaux sociaux professionnels.
    Selon nos informations, les agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et leurs homologues de la sécurité extérieure (DGSE) ont établi au terme de longs mois de travail que quelques milliers de cadres et employés de la fonction publique, collaborateurs d’entreprises stratégiques et acteurs de cercles d’influence ont été «approchés» par la Chine via les réseaux sociaux professionnels, en particulier LinkedIn. Et ce, grâce à des avatars numériques. Si nombre de «sources» harponnées ont subodoré la supercherie, les services de renseignements ont établi que «plusieurs centaines de cibles sont entrées dans un processus de compromission assez abouti».
    Redoutablement efficace, répondant à une méthodologie rigoureuse, ce pillage massif des données sensibles au cœur même de l’État et des fleurons de notre patrimoine économique est attribué, par les services, au titanesque ministère de la Sécurité d’État (MSE), principal service civil de renseignement de la République populaire, qui abrite en son sein près de 200.000 agents.
    Découvrez notre dossier exclusif sur ce vaste programme d’espionnage:
    • ENQUÊTE – État, entreprises: comment la Chine espionne la France
    Selon nos informations, pas moins de 4000 personnes ont été «approchées» via les réseaux sociaux professionnels, en particulier LinkedIn, avec des techniques très élaborées.
    • Espionnage chinois: la note d’alerte des services secrets français
    Les services de renseignement français signalent une «opération d’envergure» menée ces dernières années par les espions chinois sur les réseaux sociaux professionnels..
    • Les techniques d’espionnage utilisées par la Chine pour piller le savoir-faire français
    Brevets, informations sensibles, matériel de haute technologie… Les agents de Pékin ont des méthodes bien rodées pour profiter des failles de sécurité des entreprises françaises..
    • Espionnage chinois: dès 2015, le contre-espionnage anglais avait tiré la sonnette d’alarme
    Face au pillage mondial, les services allemands puis américains ont aussi publiquement dénoncé les efforts «super agressifs» de Pékin sur LinkedIn. Du jamais vu..
    • «La libre circulation expose plus qu’avant à l’espionnage»
    INTERVIEW – Sébastien-Yves Laurent, professeur et vice-président de l’Université de Bordeaux, réagit aux révélations sur l’ampleur de l’espionnage économique chinois en France.
    Christophe Cornevin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut